L'IMMONDE DE CAFE
J’ai côtoyé l’immonde dans un monde malsain où Dieu s’appelait patron avec pour apôtres des anges déchus nommés garçons de café. Ces anges de l’absurde, tombés sur Terre avec un plateau à la main, vêtus de blanc comme l’immaculée servitude et de noir comme l’amertume du café, dignes représentant du mensonge, accomplissaient le travail du malin et de l’autre coté du miroir des êtres flous, des clients en quête non pas d’absolu mais de routine, entraient et sortaient du bar, une sorte d’église où tout le monde communiait devant votre serviteur, debout, face au comptoir, avec un verre, une tasse, et tout cela, je vous le dis, n’avait aucun sens. Amen .