PLUIE DE GARCONS DE CAFE DANS LE CIEL DE TOUL
Un phénomène inquiétant a été aperçu dans le ciel de Toul dans la soirée du 13 janvier 2007. Une pluie de garçons de café, vétus de grotesques guenilles évocant l'accoutrement non moins ridicule de philosophes grecs qui, malgré le raffinement exquis de leur culture et la finesse de leurs pensées, n'ont pu empécher au cours des millénaires suivants la guerre, l'horreur, l'injustice, la souffrance, bref, la saloperie humaine, donc, en gros, cet averse de grêle garçonesque travestie en usurpateurs gréco-romaines tombait dans le ciel gris du département de la Meurthe et Moselle et les habitants du coin observaient cette possible manifestation anticipée de la fin du monde d'un oeil morne, l'autre rivé sur la télévision. On sait, de source sûre, que madame Vauban a dit ce soir-là à son mari, en fermant les volets de son pavillon de merde "Tiens, il pleut des garçons de café vétus de sacs de patates", lequel mari, accoudé à sa table révétu d'une toile cirée, à boire son ennui, s'est contenté de dire "Ferme la fenétre, il fait froid". Les premiers habitants de cette région étaient les Leuques, des fois, pour passer le temps, ils se bagarraient avec des gourdins pour réduire en bouillie la tête de leurs voisins, les Médiomatriques ou bien encore celles des Lingons ou des Sénéques (à ne pas confondre avec Sénèque, le philosophe, qui mourût fort courageusement en s'ouvrant les veines). La légende prétend que Jules César, en route vers la Germanie, serait descendu de cheval dans les parages de Toul, non loin de la ligne actuelle du TGV, pour faire ses besoins, suite à une chiasse carabinée, mais était-il vraiment malade ce jour-là ? Ne faisait t-il pas un peu la comédie ? Les archives historique de la ville de Toul restent flous sur ce détail qui, entre nous, est sans importance.
Les habitants de Toul sont les Toulois. La moyenne local du malheur par habitant est à l'échelle du niveau national.
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