MOBILISATION CITOYENNE

Publié le par monsieur Paul

    A l'heure où nous mettons sous presse - virtuelle - la question du prochain référendum n'a toujours pas été formulée mais, déjà, plusieurs figures politiques issues de la gauche et de la droite se sont prononcées : "Cette fois, c'est non ! " ont-ils dit en substance.
    Pour sauter du coq à l'âne - entre nous, je vous conseille de ne pas le faire, contentez-vous de votre partenaire habituel, c'est moins risqué - plus que jamais, il faut nous mobiliser. Pour ceux qui le sont déjà, je demande :
     - Encore un effort, Français !
Et pour les autres, je le redis :
     - Mobilisons-nous !
    Et pourquoi ? crus-je entendre, à moins que non. Mobilisons-nous donc, pour exiger la libération d'un garçon de café nommé Gustave André retenu en otage depuis 1943 dans la ville de Clermont-ferrand par la Milice ou un service équivalent. Trop c'est trop, il faut le libérer. En espagnol, on dit "Basta, ya ! ". Le problème bien entendu, c'est qu'on ne sait pas où il est et si ces geôliers savent que la guerre des hommes bien qu'infinie est finie, enfin celle là, la deuxième guerre mondiale comme on a coutume de l'appeler.
     L'histoire de Gustave André, garçon de café au Rendez-vous du coin à Clermont-ferrand,  est aussi tragique  que médiocre. Il n'en reste pas moins que, bien que dépourvu de qualités morales et de qualités tout court, Gustave ne mérite pas une si longue captivité. Mobilisons-nous pour exiger de nouveau sa libération immédiate et pour qu'il puisse reprendre une vie normale dans le café où son patron, Louis Pierre, âgé de 118 ans, attend depuis 64 ans le retour de son souffre-douleur. Tout lecteur ayant des informations sur Gustave André ou sur un de ses geôliers est prié de garder le secret. Merci.
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Publié dans Monsieur Paul

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